Dépendances et neuroatypie


Comment l’ACNQ comprend les dépendances

À l’ACNQ, les dépendances sont comprises comme des tentatives de régulation du système nerveux, développées pour :

  • apaiser une surcharge émotionnelle
  • réduire une douleur psychique
  • moduler une activation interne excessive ou insuffisante

La dépendance n’est ni un vice ni un défaut moral.
Elle est souvent une solution adaptative, devenue problématique avec le temps.


Repères cliniques

Quand parle-t-on de dépendance ?

Une dépendance est envisagée lorsqu’on observe :

1. Un recours répétitif à une substance ou un comportement

  • alcool, drogues, médicaments
  • écrans, jeux, sexualité, travail, contrôle

2. Une fonction régulatrice claire

  • apaisement
  • anesthésie
  • stimulation
  • fuite

3. Une perte progressive de contrôle

  • augmentation de la fréquence
  • difficulté à arrêter malgré les conséquences

4. Un retentissement fonctionnel réel

  • santé
  • relations
  • fonctionnement quotidien

Clarification clinique

Dépendance et neuroatypie

Chez les profils neuroatypiques, les dépendances sont fréquemment liées à :

  • surcharge sensorielle
  • anxiété chronique
  • dysrégulation émotionnelle
  • fatigue adaptative

La dépendance devient parfois le seul outil de régulation accessible.


Erreurs de lecture clinique

Les dépendances sont souvent :

  • moralisées
  • traitées sans alternative de régulation
  • dissociées du fonctionnement réel

Ce qui entretient les rechutes.


Position clinique de l’ACNQ

  • Traiter la dépendance sans comprendre le besoin sous-jacent est inefficace
  • La régulation doit être remplacée, pas simplement retirée

Message clé ACNQ

Derrière chaque dépendance, il y a un système nerveux qui cherche à respirer.