L’ACNQ
Deux entités, une mission commune
L’Association de la communauté neuroatypique du Québec est une structure créée pour mieux relier les personnes neuroatypiques, leurs proches, les ressources, les services, les expertises et les milieux qui les accompagnent.
Que vous soyez en démarche de compréhension de votre fonctionnement, à la recherche d’information, de soutien, de services spécialisés, d’une communauté ou d’occasions de vous impliquer, vous y trouverez une porte d’entrée adaptée à votre réalité.
Plutôt que de remplacer ce qui existe déjà, l’ACNQ cherche à créer des ponts entre les services, à réduire le travail en silo et à favoriser des parcours plus cohérents, plus accessibles et davantage centrés sur les besoins réels des personnes.
En bref, l’ACNQ, c’est :
• Une mission commune portée par deux entités complémentaires
• Une approche globale qui considère la personne dans toute sa réalité
• Deux organisations et une structure organisée autour de 12 volets qui représente les différentes dimensions de la personne
• Une collaboration entre la communauté, les professionnels, les organismes et les partenaires
• Un développement progressif construit avec les personnes directement concernées.
Un parcours adapté à chaque réalité
L’ACNQ est composé de deux entités complémentaires qui poursuivent une même mission.
Selon votre réalité, vos besoins ou vos objectifs, vous pouvez accéder directement à l’une ou l’autre de ces entités.
Certaines personnes souhaitent avant tout participer à une communauté, prendre part à des activités, consulter du contenu ou s’impliquer dans des projets.
D’autres recherchent un accompagnement, des services spécialisés ou le soutien d’un professionnel.
Il n’existe pas de parcours unique.
Vous pouvez:
• Participer aux activités de la Communauté sans utiliser les services du Réseau ;
• Recevoir les services du Réseau sans participer aux activités communautaires ;
• Circuler naturellement entre les deux tout au long de votre parcours,
selon l’évolution de votre situation, de vos intérêts et de vos objectifs.
Le but, c’est de pouvoir offrir un parcours plus cohérent, plus coordonné, plus fluide et mieux adapté à la réalité de chaque personne.
La Communauté ACNQ
Le pôle communautaire
L’ACNQ favorise la sensibilisation, le partage d’expériences, le sentiment d’appartenance, la participation sociale, la mobilisation et le développement du pouvoir d’agir des personnes neuroatypiques.
Volets associés
Le Réseau de services ACNQ
Le pôle de services
Le Réseau de services ACNQ offre des services d’accompagnement, de suivi, d’intervention, de développement, de soutien et de consultation adaptés aux réalités neuroatypiques.
Volets associés
Santé physique et soins adaptés
Bien-être et développement humain
Éducatif, scolaire et socioprofessionnel
À qui s’adresse l’ACNQ ?
L’ACNQ s’adresse aux personnes neuroatypiques de tous âges, ainsi qu’à leurs proches, aux familles et aux milieux qui les accompagnent.
Nous accueillons également les personnes en démarche de réflexion, d’exploration ou de compréhension de leur fonctionnement, qu’elles aient ou non reçu un diagnostic officiel.
L’ACNQ s’adresse notamment aux :
• Personnes neuroatypiques
• Parents, proches, couples et familles
• Intervenants et professionnels
• Établissements scolaires
• Employeurs et milieux de travail
• Organismes et entreprises
• Institutions et organisations
Nous reconnaissons que les réalités neuroatypiques sont multiples et souvent complexes. Elles peuvent inclure différents profils neurodéveloppementaux ainsi que des réalités associées, comme les traumas complexes, les enjeux de santé mentale ou l’épuisement, qui influencent le fonctionnement et les besoins de la personne.
Pour en savoir davantage sur les profils et réalités concernés, consultez la section :
Ce qui distingue l’ACNQ
L’ACNQ a été conçue pour offrir une réponse plus cohérente aux réalités neuroatypiques.
Son développement repose sur quelques principes qui orientent l’ensemble de ses actions :
• Une vision globale de la personne, au-delà d’une étiquette ou d’un seul besoin ;
• Une complémentarité entre le communautaire et les services spécialisés ;
• Une trajectoire de services coordonnée entre les différents volets et intervenants impliqués dans le parcours d’une personne ;
• Une approche neuroaffirmative qui favorise l’autodétermination et le pouvoir d’agir ;
• Une prise en charge évolutive, construite et ajustée à partir des besoins spécifiques de chaque personne.
Notre mission
L’Association de la communauté neuroatypique du Québec a pour mission de contribuer à l’amélioration de la qualité de vie des personnes neuroatypiques en favorisant leur reconnaissance, leur autodétermination, leur participation sociale et le développement de leur plein potentiel.
Nous croyons que chaque personne mérite d’avoir accès à des ressources, des services, des milieux et des communautés qui tiennent compte de sa réalité dans toute sa complexité, sans être réduite à une difficulté ou une seule dimension de son vécu.
Nous poursuivons cette mission en :
• Favorisant la reconnaissance et la compréhension des réalités neuroatypiques;
• Développant des projets, des services et des initiatives adaptés aux besoins réels;
• Créant des ponts entre les personnes, les services, les expertises et les milieux;
• Encourageant la participation sociale, l’autodétermination et le pouvoir d’agir;
• Contribuant au développement des connaissances et à l’évolution des pratiques.
Notre vision
Nous portons une vision globale, humaine et évolutive de la neurodiversité.
Nous souhaitons contribuer à un Québec où les personnes neuroatypiques sont reconnues dans toute la richesse de leur fonctionnement et peuvent accéder plus facilement aux ressources, aux services et aux milieux dont elles ont besoin pour s’épanouir.
Nous croyons qu’un véritable changement passe autant par le développement du pouvoir d’agir des personnes que par l’évolution des pratiques, la collaboration entre les ressources et une meilleure compréhension des réalités neuroatypiques.
Notre vision est celle d’une société où chaque personne peut trouver sa place, développer son plein potentiel et participer pleinement à la vie collective selon ses forces, ses aspirations et sa réalité.
Nos valeurs
Les valeurs de l’ACNQ guident l’ensemble de nos décisions, de nos projets, de nos services et de nos actions. Elles constituent le fondement de notre façon d’accueillir, d’accompagner et de collaborer.
Inclusion et bienveillance
Nous croyons que chaque personne mérite d’être accueillie avec respect, dignité et considération. Nous favorisons des espaces où chacun peut être lui-même et trouver sa place.
Authenticité et intégrité
Nous valorisons l’honnêteté, la transparence et la cohérence entre nos paroles, nos actions et nos engagements.
Engagement et solidarité
Nous croyons que les changements durables se construisent collectivement. La collaboration, l’entraide et le soutien mutuel sont au cœur de notre approche.
Créativité et innovation
Les réalités neuroatypiques exigent souvent des réponses nouvelles. Nous encourageons l’ouverture, l’innovation et le développement de solutions adaptées aux besoins réels des personnes.
Reconnaissance et pouvoir d’agir
Nous reconnaissons que chaque personne est experte de son propre vécu. Nous favorisons l’autodétermination, l’autonomie et le développement du pouvoir d’agir.
Participation et contribution
Nous croyons que chaque personne possède des forces, des talents et des connaiss
Une structure par volets
Les réalités neuroatypiques ne s’arrêtent pas aux portes d’un diagnostic. Elles touchent souvent plusieurs sphères de la vie en même temps : la santé, l’éducation, l’emploi, les relations, la famille, les loisirs, la participation sociale ou encore l’exercice des droits.
C’est pourquoi l’ACNQ a été créé autour de 12 volets complémentaires. Ensemble, ils permettent d’aborder la personne dans sa globalité plutôt qu’à travers un seul besoin ou une seule difficulté.
Cette structure permet notamment de :
• Mieux comprendre la complexité des parcours;
• Développer des réponses adaptées à différentes réalités;
• Favoriser la collaboration entre les personnes, les professionnels, les organismes et les partenaires;
• Réduire la fragmentation des services et des démarches;
• Faire évoluer l’écosystème selon les besoins exprimés par la communauté.
Les volets évoluent progressivement en fonction des réalités observées sur le terrain. Ils forment une structure vivante, appelée à grandir avec les personnes qui la construisent.

S’impliquer au sein de l’ACNQ
L’ACNQ est construit par et pour les personnes neuroatypiques. Elle rassemble les ressources et initiatives liées à la neuroatypie afin de faciliter l’accès au soutien pour les personnes neuroatypiques et leurs proches. Il contribue aussi à faire rayonner la communauté neuroatypique.
Nous croyons que plusieurs personnes neuroatypiques possèdent des compétences, des expériences et des expertises précieuses, mais se retrouvent trop souvent freinées par des milieux rigides et peu adaptés à leur fonctionnement réel. Pourtant, lorsqu’un environnement devient plus humain, flexible et cohérent, ces mêmes personnes deviennent souvent des moteurs d’innovation, de collaboration et de changement.
L’ACNQ aspire justement à devenir cet espace où il est possible non seulement de recevoir du soutien, mais aussi d’offrir, de créer, de collaborer, de développer des projets et de participer activement à la construction d’une communauté plus inclusive et plus adaptée.
Plusieurs formes d’implication sont possibles, et chaque implication peut prendre une forme différente, selon les forces, les intérêts, les disponibilités, le rythme et la réalité de chacun.

La naissance de l’ACNQ
L’Association de la communauté neuroatypique du Québec n’est pas née autour d’une table de travail, ni d’un plan d’affaires.
Elle est née d’un parcours où, malgré une profonde volonté de comprendre, d’avancer et de se rétablir, les réponses semblaient toujours arriver par fragments, sans jamais permettre de reconstruire le portrait dans son ensemble.
Après près de quinze années comme éducatrice spécialisée auprès de personnes vivant des réalités humaines complexes, sa fondatrice, Jessica Lortie, entreprend elle-même un long processus de compréhension de son propre fonctionnement. Au fil des évaluations et des rencontres, plusieurs diagnostics et reconnaissances cliniques viennent progressivement éclairer différentes facettes de son profil neuroatypique.
Ces réponses apportent enfin des explications à des années de questionnements. Mais elles révèlent également une autre réalité : comprendre une personne ne consiste pas à additionner des diagnostics.
Chaque évaluation apporte une pièce du casse-tête. Pourtant, il manque souvent quelqu’un pour rassembler les morceaux, comprendre leurs interactions et traduire ce portrait en un accompagnement réellement cohérent.
Et pendant ce temps, la vie continue, pour tout le monde sauf la personne concernée, qui reste figée dans son incompréhension, sa détresse et un jour, son désespoir…
Cette réalité devient malheureusement celle de nombreuses personnes neuroatypiques à un moment ou l’autre de leur vie, et parfois très tardivement…
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Il ne faut pas non plus oublier que les démarches de compréhension se vivent rarement de façon isolée. Elles s’enclenchent généralement suite à des bouleversements familiaux, personnels, professionnels et émotionnels qui fragilisent progressivement un équilibre déjà précaire.
Bien souvent, lorsqu’une personne entreprend enfin ces démarches, ce n’est pas parce qu’elle va bien. C’est parce qu’elle approche déjà de son point de rupture.
Et c’est précisément à ce moment que le système lui demande le plus d’énergie :
• Trouver les bonnes ressources
• Remplir des formulaires
• Attendre, et attendre
• Raconter son histoire encore et encore
• Comprendre des évaluations complexes
• Faire elle-même les liens entre des conclusions parfois contradictoires.
• Chercher les bonnes stratégies.
Et puis recommencer lorsqu’une nouvelle difficulté apparaît…Au départ, l’espoir repose sur une idée simple: si les délais du réseau public sont trop longs, les services privés permettront peut-être enfin d’obtenir les réponses nécessaires.
Mais une autre prise de conscience s’impose.
Même lorsqu’une personne réussit à accéder à des services spécialisés, à financer des évaluations coûteuses et à consulter plusieurs professionnels, rien ne garantit qu’elle rencontrera une expertise réellement adaptée à la complexité de son profil.
Certaines personnes croisent des professionnels d’une rigueur exceptionnelle qui changent véritablement leur trajectoire. Mais ces rencontres demeurent trop souvent une question de chance.
Dans bien des parcours, les connaissances demeurent incomplètes. Certaines réalités neuroatypiques sont encore peu connues, mal différenciées ou interprétées à travers les concepts que le professionnel maîtrise déjà. Les diagnostics différentiels sont parfois insuffisants. Les interactions entre plusieurs conditions sont peu explorées. Les interventions répondent à une partie du portrait, sans toujours tenir compte de la personne dans sa globalité.
Lorsqu’un profil neuroatypique complexe est compris à travers une lecture incomplète, les conséquences peuvent être considérables : mauvais diagnostic, médication et traitements inadéquats, interventions inadaptées, perte de temps, perte d’argent, perte de confiance… et souvent, aggravation de la détresse.
À cette réalité s’ajoute une autre difficulté.
Plus les démarches se multiplient, plus elles deviennent coûteuses. Les personnes qui ont souvent déjà perdu une partie de leur capacité à travailler doivent parfois investir des milliers de dollars simplement pour espérer comprendre ce qui leur arrive, sans garantie d’obtenir ensuite un accompagnement réellement cohérent.
Cette prise de conscience a été déterminante.
Ce n’est plus seulement l’accès aux services qui semblait poser problème. C’était la façon même dont les parcours étaient pensés.
Comment une personne peut-elle espérer retrouver un équilibre lorsque le système lui demande précisément ce qu’elle n’a plus : du temps, de l’énergie, de la capacité d’organisation, des ressources financières et l’espoir que tous ces efforts finiront par mener quelque part?
Pendant de longs mois, cette absence de perspective laisse croire qu’il n’existe plus de véritable possibilité de rétablissement. Non pas parce que le désir de vivre disparaît, mais parce qu’il devient impossible d’imaginer comment retrouver un jour une vie suffisamment fonctionnelle pour reprendre sa place dans le monde.
Puis, au cœur de cette impasse, une autre question commence à émerger.
Et si le problème n’était pas seulement celui d’une personne en difficulté?
Et s’il révélait plutôt une façon incomplète de concevoir l’accompagnement des réalités neuroatypiques?
Cette réflexion devient progressivement une conviction.
Lorsqu’il n’existe pas de case où une personne peut réellement trouver sa place, il faut parfois se résigner à construire la case manquante.