Vers un monde plus inclusif
Transformer la compréhension en actions concrètes
Un monde inclusif ne se construit pas uniquement par de bonnes intentions.
Il se construit lorsque les systèmes éducatifs, sociaux, professionnels et institutionnels reconnaissent réellement la diversité des fonctionnements humains et s’y adaptent.
Pour les personnes neuroatypiques, l’inclusion ne signifie pas être tolérées,
mais être comprises, respectées et soutenues dans leur fonctionnement réel.
L’inclusion commence par la compréhension
L’exclusion des personnes neuroatypiques est rarement volontaire.
Elle découle le plus souvent :
- d’une méconnaissance des fonctionnements neuroatypiques
- d’un modèle unique de performance et d’adaptation
- d’outils et de cadres pensés pour un fonctionnement majoritaire
- d’erreurs de lecture clinique, sociale ou professionnelle
Lorsque la différence est mal comprise, elle devient :
- un problème à corriger,
- une faiblesse à compenser,
- ou une déviance à normaliser.
Un monde inclusif commence lorsque l’on change le regard, avant de changer la personne.
Inclusion sociale : reconnaître les forces et réduire les obstacles
Pour les travailleurs et travailleuses neuroatypiques
Favoriser l’inclusion en emploi, c’est :
- valoriser les forces : pensée créative, analyse fine, sens du détail, hyperfocalisation, innovation
- réduire les obstacles : horaires rigides, surcharge sensorielle, attentes implicites, outils non adaptés
- prévenir l’épuisement : limiter la suradaptation constante et reconnaître le coût cognitif invisible
L’inclusion réelle permet :
- une meilleure rétention des talents,
- une performance durable,
- et un climat de travail plus humain pour tous.
Pour les usagers et usagères de services
Un monde inclusif repose sur des services qui :
- proposent des évaluations globales et précises, tenant compte des comorbidités
- offrent des approches personnalisées, au-delà des modèles uniques
- reconnaissent l’importance de l’accompagnement par les pairs, favorisant la compréhension mutuelle
- adaptent leurs interventions au fonctionnement, et non l’inverse
Des services inclusifs réduisent les errances diagnostiques, la chronicisation de la détresse et les ruptures de parcours.
L’inclusion ne peut pas être superficielle
L’inclusion échoue lorsqu’elle se limite à :
- des ajustements symboliques,
- des discours sans changements structurels,
- ou des exigences de conformité déguisées.
Une inclusion réelle implique :
- de revoir les normes implicites,
- de questionner les modèles de réussite,
- d’adapter les environnements,
- et de reconnaître les limites des cadres actuels.

La vision de l’ACNQ
À l’ACNQ, nous croyons qu’un monde plus inclusif passe par :
- la rigueur clinique, pour comprendre les profils avec justesse
- l’expérience vécue, pour concevoir des solutions réalistes
- la collaboration interdisciplinaire, pour éviter les approches fragmentées
- la participation active des personnes neuroatypiques, comme expertes de leur propre réalité
Peu importe le profil neuroatypique,
chaque parcours de vie est unique et mérite une réponse adaptée.
Construire l’inclusion, ensemble
Un monde plus inclusif ne se décrète pas.
Il se construit :
- par l’éducation et la sensibilisation
- par des pratiques professionnelles adaptées
- par des politiques publiques éclairées
- par des milieux de vie plus flexibles et humains
L’inclusion bénéficie non seulement aux personnes neuroatypiques,
mais à l’ensemble de la société.
Message clé ACNQ
Vers un monde plus inclusif,
ce n’est pas demander aux personnes neuroatypiques de s’adapter davantage.
C’est accepter que la diversité humaine exige des environnements diversifiés.